re suite

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...
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# Posté le dimanche 19 décembre 2004 09:22

Modifié le samedi 26 mai 2007 03:10

A ton étoile

A ton étoile
Noir Désir
À ton
étoile

"666667 club"

-
-------------------------------------------------------------------------------

Sou
s la lumière en plein
et dans l'ombre en silence
si tu cherches un abri
Inaccessible
Dis toi qu'il n'est pas loin et qu'on y brille

A t
on étoile

P
etite s½ur de mes nuits
ç
a m'a manqué tout ça
quan
d tu sauvais la face
à b
ien d'autre que moi
sa
che que je n'oublie rien mais qu'on efface

A to
n étoile

To
ujours à l'horizon
Des
soleils qui s'inclinent
comme on
a pas le choix il nous reste le c½ur
tu pe
ux cracher même rire, et tu le dois

A to
n étoile

A
Marcos
A l
a joie
A la
beauté des rêves
A
la mélancolie
A
l'espoir qui nous tient
A l
a sandu feu
Et
de la flamme
A ton étoile

# Posté le dimanche 19 décembre 2004 09:25

Modifié le samedi 26 mai 2007 03:10

L'appartement

L'appartement
Attends-toi à c'que je me traîne
A tes pieds, Laura, j'ai consta que même

Un silence de toi pouvait pousser mon rire à mourir

A
ttends-moi, toi tu es la reine,
D
es sommets, l'orage sévit dans les plaines
T
u ne m'entends pas, je suis parasité malgré moi

Elle
a su, simplement
En
fermer mon coeur dans son appartement

Avec ou sans toi, j'ai quelques problèmes
Tu t
'en fous, Laura, j'suis désolé quand même
S
i tu vas par là, ça me convient aussi dépose-moi

E
ncore une fois, c'est d'en bas que j'appelle
Elle se penche parfois de son nid d'hirondelle
Dai
gne me recevoir, ne me laisse pas de place pour m'asseoir

Elle a su, simplement,
C
hanger les clefs de son coeur et de l'appartement

Attends toi, à c'que je me traîne
A
tes pieds, Laura, en attendant je sais
Que le jour viendra, je pourrai en mourir de rire.

# Posté le vendredi 29 avril 2005 08:29

Modifié le samedi 26 mai 2007 03:10

Nous avons fait que fuire

Nous avons fait que fuire
Nous n'avons fait que fuir

Chanson d'une heure interprétée


--------------------------------------------------------------------------------

Nous n'avon
s fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens r
esplendissants deviennent nos alliés,
J'ai connu des rideaux de pluie à
draper des cités souveraines et ultimes,
Des cerceaux déchirés cour
onnant les chapelles de la désespérance,
Et tourne l'onde,
Et tourne l'onde,
Et tourne
l'onde,
E
t tourne, et reviens-moi au centuple,
Reste,
Accroche,
Rêche,
Me caresse,
Me saoule,
Et me saborde,
Dérape,
S'enroule,
Pourri malheur,
Pou
rrie chaleur,
Et devient familier le chant des automates,
On est plombé mon frère des ori
peaux de plomb je te dis,
De la tonne supe
rflue,
Carcan,
Jour e
t nuit,
Carcan,
Fossoyeur,
Carcan,
Tout sourire,
Aux dents vertes,
Et nous consommerons,
Cramés
par des soleils de pilule d'apparat,
Cernés par le f
atras trop habile,
Et tu pourras ployer,
Personne ne verra rien,
Puis,
des anciens charmes qui te remontent enfin du dernier des « je t'aime »,
J'aperçoi
s des caboches saturées de limaille,
Qui r
eplongent leurs yeux encore à l'horizon,
Et les possibl
es errances à la poitrine fière et toujours en douceur,
On a l'art de
s ruisseaux,
On a l'art de la plaine,
On a l'art des sommets,
On a l'art des centaines de milliers de combattants de la pet
ite vie qui se cognent aux parois, On a l'art de faire exploser les parois,
On a l'art des constellations,
On a l'art des ch
airs brutes,
Mais on a l'art de la guerre,
E
t on a l'art du fracas,
Et on a l'art de la pente de douceur,
Et on a l'art du
silence,
Dis-moi, est-ce q
ue je peux ?
Dis-moi, est-ce que je peux ?
Entou
rer de ma peau ton joyau de platine,
Je l'ai vu qu
i palpite sur le bord du chemin,
Je l'ai vu qui palpite sur le bord du chemin,
C'est vrai... c'est pourta
nt vrai... c'est vrai... c'est pourtant vrai... c'est vrai... c'est pourtant vrai...
Le caveau est immense,
Même la pierre a bondi,
Elle veut se
mesurer aux planètes, à la voûte,
Elle peut donner des cours d'une autre architecture building,
Tu l'as vu mon éclat,
Il est
du au hasard,
Enfin on dit comme çà,
M
a forme était connue depuis la nuit des temps,
Je parle de maintenant, ici et maintena
nt,
Allez, allez, salut cousin,
Bonjour à tes nuages,
Un cortège s
e met en route,
Une kyrielle d'assassins,
Tous insectes de proie,
Ils marchent, ils avancent,
Ils signent du bout des lèvres leur projet pour le siècle,

Oublient les yeux crevés.

ALERTE, ALERTE !
Tous aux abris,
Aux quatre ventres chauds qui te protégeront,
Retourne chez ta
mère,
Ta mère,
Ta mère,
Ta
mère était blonde,
Blonde comme les blés,
Elle laissait s'écouler des trésors de chaleur de la chair de sa voix,
A moins q
u'elle n'ai été demi-princesse indienne,
Te faisant boire la nuit,
Des breuvages c
uivrés comme une peau d'iguane,
Et approc
he tes lèvres... approche... approche tes lèvres... approche... approche tes lèvres...
Approche,
Plonge,
Redis-moi d'où tu
viens,
S'écoule au fond du puit le remède ancestral,
Où l'on n'exist
e pas,
Ou l'on peut t
out saisir dans le feu d'un éclair,
Dans les demi clins d'½il,
Et claque ton étendard au vent et chuuuut...
On le garde au secret,
Avale ta langue... main
tenant !
On te saisira tout, huissiers, corbeaux, vautours,
charognards, tortabess ( ? ), identité, police,
Le milliard de pétale
s de roses blanches disposé,
Délicat,
Sous nos petits pas, monstres,
Et me nage,
Puis m'énerve...
Me suis couché,
M'éten
ds,
L'onde parcours mon flanc,
La marche
du serpent peut reprendre ses droits,
ALERTE ! ALERTE ROUGE ! ALERTE !
Pourquoi roug
e d'ailleurs ?
A-t-on jamais vu des alertes bleu ciel ?
Et le crétin céleste envelop
pé dans le cosmos a flotté dans l'éther,
Pénard,
Troué l'azur,
ET ME
RDE !
Avions fusées en chasse,
Cà pouvait pas durer,
Zèbres acier sans savanes,
Au
x sanglantes parures,
Striant la toile et cravache,
Silence,
En bas le sol crevé...en bas le sol crevé... en bas le sol crevé...
En ba
s le sol crevé,
O
ffrant sa panse intime à la morsure du ciel,
ALERTE ! ALERTE !
Paraît qu'on est des anges au paradis des o
ctaves,
Qu'on peut gravir facile,
C'est questi
on d'entraînement,
C'est pas pour les potiches,
Sale petite peste,
Pudding,

C½ur bouilli,
Sauce anglaise à la menthe,
Il faudra qu'on t'enseigne l'esq
uive frontale,
Une muleta blême,
Qui se rêve im
mobile.
Qu'est-ce qu'y a ?
Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Qu'est-ce qu'y a, tu di
s rien ?
Qu'est-ce
qu'y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ?
Qu'est-ce qu'y a, tu dis rien ? Tu as perdu ta langue ? Bah ouais...
Bah, qu'e
st-ce qu'y a, tu dis rien ?
Tu as perdu ta langue ?
Alors, ces anges-là,
Alors, ces angelots de l
a muerte câline,
Se désolid
arisent,
Sont engins du désastre,
Harna
chés corps et âmes,
Sur leurs armures brillantes,
On peut voir le reflet de nos pauv
res carcasses au regard qui s'affaisse,
Oc tac ! Pitié, je n'ai pas...t
u sais...pourquoi...souviens-tu...moi aussi j'aurai...on n'y peut...mais bien sûr...j'y vais...d'accord...donc...rassemble-moi...puzzle,
Débris d'éclabouss
ure,
SOLE MIO !
Raclure
,
On a droit au repos à la fin oui ou non ?
Tu perds ta langue, enfant
?
Tu as perdu ta langue ?
Je connais des collines qui
s'imaginent reines,
Reines sur l'opéra des orages féminins,
Et tu peux doucement poser ta tête nue,
Sur leurs courbes de p
ins,
De joie et de misère,
Je con
nais des collines qui s'imaginent reines,
Reines sur l'opéra des orages féminins,
Et tu p
eux doucement poser ta tête nue,
Sur leurs courbes de pins,
De
joie et de misère,
Ces morsures de poussière,
Mais poussière
accueillante,
Des tissus élastiques,
De
la chair de printemps,
Un carrousel vibrant sur un
axe impétueux,
C'est tout dit !

Le sang mélangé,
C'est tout dit !
Au son des astres morts,
C'est tout dit !
Le sang mélangé,
C'est tout dit !
Prenez-
nous pour des cons,
Prenez-nou
s pour des chiens,
Continuez,
Ne vous gênez pas,
Vos crachats ça nous fait une coquille de cris
tal,
Il suffit d'empoigner
la crinière de l'étoile,
Moi aussi, j'adorais les courses de bagnoles américaines à la télévision
,
Et puis les
cris stridents des pneus chauffés à blanc,
Tôle froissée sur l'asphalte,
Et tout ce cimetière de la calandre
acier,
Cà ne vaut pas c'est sûr,
Des armées de révolutionnaires s'optimisant toc,
C'e
st bien, et puis c'est pas cher,
Nous c
lamons,
Morfale,
Notre dose abrutie,
Maintenant je suis lofteur ou lofteux ou loqueteux,
C'est selon,
C'est pas g
rave,
passera,
C'est qu'on a le fondement à la taille XXL,
Tentons d'organiser les litanies infimes,
C'est pour me
dire à moi que je suis son absent,
Que j'appartiens déjà à l'autre rive intime,
Que pour ça je respire plus profondément...
Que pour ça je
respire plus profondément...
Que pour ça je respi
re plus profondément...
Que pour ça je respire
plus... plus profondément,
Tentons d'organiser les litanies infimes,
C'est pour me dire à moi que je suis
son absent,
Que j'appartiens déjà à l'autre
rive intime,
Que pour ça je respire plus profondément...
Que pour ça je respire plu
s profondément...
C'est q
ue le monde passe vite,
Deux, trois dimanche en pleine lumière,
Et des enfants qui courent,
Les vieux claquent leurs dents sur des vitraux
sans Dieux,
E
t l'apéritif n'en finit pas de raconter sa vie,
Et la v
ie est passée,
Et la vie est derrière,
La vie était pa
rtout,
Et la vie est nulle part,
Il y a qu
e tout ou presque se passe au bord de l'ombre,
A demi mot perdu,
Au carrefour de
s mystères,
Effluent souterrain,
Nous n'avons fait que f
uir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avons fait que fuir, nous cog
ner dans les angles,
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Entre les lampadaires,
D
es années lumière du salut éternel,
Salut, comment vas-tu ?
Moi
ça va, toi ça va ? moi ça va,
C'est bien, c'est très bien, c'est très très bien, ou
i c'est bien,
On a presque compris,
Les murs sont familiers.
Tu perds ta langue enfin ?
Tu as perdu ta langue ?
Tu perds
ta langue ?
Tu as perdu ta
langue ?
Pauvre sac d'os et d'excrément,
Tu te pavanes de l'aube au crépuscule,
Et ce n'est pas
danser,
Et ce n'est pas esquisser d'un pas,
Et ce n'est pas foue
tter l'air d'un geste détaché,
Et ce n'est pas l'élégance,

Loin s'en fau
t,
Des lignes si fuyantes qu'on les croyait sans fin,
Quasi inexistantes,
C'est
marteler encore, et toujours la terre,
L'enfoncer sous ses pas,
Se la coller la glaise,
Sous mes semelles de plomb,
On me fait signe dans un autre hémis
phère,
Syndrome chinois,
Fulgurance,
Transperce le noyau de feu et de magma,
On m'appelle sous d'autres latitudes,
Où les
fleurs de cactus,
Et de gran
ds magnolias,
Où des palétuviers disputent aux bétonneuses les royaumes ordinaire
s,
Qu'est ce
qu'y a tu dis rien ?
Tu as perdu ta langue ?
Qu'est ce qu'
y a tu dis rien ?
Tu as perdu ta langue ?
Et c'est au ralenti,
Q
ue le défilé coule,
Et se répand aux quatre coins de l'écran,
C'est entre parenthèse, da
ns un temps qui n'existe pas,
Les ho
rloges se sont mises en grève,
En ordre de bataille,
De combat,
Immobiles,
Présentez petite aiguille !
Grande aigu
ille !
Repos !
Et comment tu leur parles toi aux montres à quartz ?
Il faudra l'inventer
le médiateur final,
Foutez-moi tout çà au
gnouf,
Et puis à la d
écharge,
Et puis concassez-moi ces breloques,
Et c'est comme chez Lipp,
Tout çà ma bonne dame,
Au rou
leau compresseur,
Oui t'as bien raison de venir du f
ond du grand bocal,
Des régions qu'ils appellent bassins industriels,
Le
s mêmes que sur le chemin des guerres,
A l'aller,
Au retour,
Y'en aura pour tou
t le monde,
Et puis t'auras du boulot,
Jusq
u'à ce qu'il n'y en ai plus,
Faut pas rêver oh, faut pa
s rêver...
Tiens-toi bien à ta barre :
L'horizon c'est
des conneries inventées par les utopistes,
Si tu veux la porte,
Elle est là !!!
Des millions de gueules grandes ouvertes,
Qui ont plus fa
im que toi,
Mai
s qui sont pas plus fortes que toi,
Car si tu collabores,
Car si tu persévères,
Nous te protègerons de notr
e bras armé,
C'est que nous on aurait voulu q
u'on nous parle gentiment,
Pas qu'on nous mente,
Non... mais qu'on nous parle
gentiment,
C'est pour chang
er des marteaux,
Pour changer des enclumes,
Pu
is bien sûr, çà recommence,
On s'est fait marteler
,
On s'est fait encrimer,
Faudrait qu'on prenne la tangente,
Ouais faudrait qu'on prenne la tangente a
lors,
La diagonale e
t zou !
64 ca
ses, et 8 fois 8,
L'infini renouvelé toujours,
Survolé,
Grand format,
On se prend à y croire,
A ces combina
isons des infinis possibles,
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles.
Maintenant qu'on envisage la voûte céle
ste,
Et le goût des cerises à défaut d
e leur temps,
Encore qu'il ne faut pas,
Qu'il ne faudra jamais se départir de ça,
De
ce miel,
De ce vent de la fin de l'été,
Et des grands peupliers si
doucement courbés,
Les hautes herbes tout
es inclinées sous l'évidence tiède,
Mais pas soumises,
Mais pas soumises hein ?
Non !
Verticales dans l'âme,

Seulement reconnaissantes
pour le présent offert,
Pour la caresse fauve,
Et les jeunes filles alors,
Sont les s½urs des r
ubans,
On les dirait flotta
ntes,
Sur une mer de silence,
Et la ville endormie rêve de barricades,
Allez on n'oublie rien !
Allez on n'oublie rien !
T
u perds ta langue enfin ?
Est-ce
que tu as perdu ta langue ?
Tu perds ta langue enfin
?
Est-ce que tu as perdu ta langue ?
Tu
perds ta langue enfin ?
As-tu perdu ta langue ?
Nous n'avons
fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avons fait qu
e fuir, nous cogner dans les angles.
Mais dans le cercle alors,
On po
urrait s'immoler sur des cimes vertiges,
Pas pour tourn
er en rond,
Comme on le crois parfois,
Non...
Pour créer des spirales,
Des colonnes aspirantes,
Et je tiens mon péga
se ?
Je ne le lâche pas,
Je l'ai monté à cru,
Il est aussi
sauvage que je suis devenu,
Après avoir appris l'alphabet pourrissan
t,
Des grands calculateu
rs,
A hauteur d'escabeau,
A ras des certitudes attablées,
A quoi bon ?!
Chérie, je suis devenu ra
tionnel,
Le jour d'après,
Cynique,
Et j
e ne sens plus rien,
A présent, tout me glisse dessus,
Me coule à l'extérieur,
Je
sais me débrouiller avec le brou ha-ha,
Et avec le bruit des masses,
Je suis intox
iqué volontaire,
Sur adapté chronique,
Prenez-moi comme exemple,
C
omme jeune premier,
Comme mannequin vedette,
Je sais me mettre en scène,
Je sais me
défiler,
L'
ai-je bien descendu ?
Les ai-je bien descendues les marches du palais d'empereur communiquant,
Des charmants chimpanzés,
Au
x mimiques de bronze et aux sourires d'ivoire,
Je suis donc un apôtre de la modernité
Je suis donc un apôtre de la modernité
lalala...
Je suis donc un apôtre de la modernit
é... là voilà,
La table est dressée,
Nous sommes tous autour,
Le chef n'est
pas là,
Il a été retenu,
Mais... j'ai la croix,
La couronne ( elle est bell
e),
La multiplication ( efficace),
La climatis
ation ( hum nécessaire) hum...
Gigolo !
Une minute !
Je sens les eaux qui montent,
Et les troupes en chem
in,
A travers cha
mps et villages,.
Il font chialer les bustes,
Et les portrais d'ancêtres,
Socle,
Statues déplacées,
Soc,
Charrue blesse
la terre,
E
clate les écorces au coin des cheminées,
Du coup,
C'est après mûre et soutenue réflexi
on,
Que nous avons voulu pr
endre de la distance avec la peine perdue,
Celle de chaque jour,
Qui se suffisait bien,
Que nous avons fini de labourer nos
chairs,
D'attendre en bons amis et patientes maîtresses,
Qu'on nous
visite enfin,
Qu'on nous foudroie d'amour,
Il fallait
une flèche autrement décochée,
Une qui se planterait,
Comme on plante une griffe dans les poitrails
indiens,
Reliée au gran
d poteau,
Et ça tourne sans fin,
C'est la danse du soleil,
Eh t'as p
erdu ta langue ?
Tu as perdu ta langue, enfin ?
Dieu es
t mort !
Nietzsche est mort !
Désenchanté le monde,
Prends ma main Camarade,
J'aurai besoin de toi,
Les tueurs de merveill
eux courent toujours,
Arrêtez-les
!
Arrêtez-les !
On v
oudrait discuter,
Mais manque un relais,
Un maillon de la chaîne,
O
u une catapulte.
Invention ! Invention !
On invente un trésor et
pas un dépotoir,
Encore que dans l'ordure poussent des fleurs
sacrées,
Ouais, j'y tiens, ouais !
L'or,
Et tout çà, ces parures,
Cette attitude vaine,
Ces
poses et compagnie,
On le sait
, on le sait,
On le sait qu'il suffit d'un rayon de soleil,
On le sait qu'il suffit qu'un rien de soleil se pose au bon e
ndroit,
Sur ce balcon foutoir
,
Pour que le chant,
Pour que le chant s'élève.
Et tu n'y pourras rien,
Et je n'y pourrai rien
.
Si tu l'as oublié tu as to
ut oublié !
Et tu peux te baigner dans les baignoires d'or,
Et tu peux te rouler dans la luxure e
ncore,
Et tu
peux te pétrir le membre,
Imperator de l'in
tellect,
Car je sais que çà tu sais,
Car je sais que tu sais,
Que
tu sais, que tu sais, que tu sais, que tu sais, que tu sais,
Que sais....
Mais tu ser
a toujours pauvre,
Dépenaillé,
Minabl
e et creux,
Caracoleur,
Caricature,
Epouvantail qui ne fait peur qu'aux moineaux,
Je t'aime bien,
C'est pas çà,
Je t'aime bien,
C'est pas çà,
Je fais plus que t'aimer,
Allez ! Allez !
Je suis fait du même bois de sang,
De la même
écriture,
No
us sommes entre nous,
Tu as perdu ta langue ? Allez ! Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez ! Tu as p
erdu ta langue ?
Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta langue ?
Tu as perdu ta langue ?
Tu as perdu ta langue ?
Al
lez ! Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta langue ? Allez !
Tu
as perdu ta langue ? Allez !
Tu as perdu ta l
angue ? Allez ?
Tu as perdu ta langue ?
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans
les angles,
Nous n'avons
fait que fuir, mais sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés...
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les
angles,
Nous n
'avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chien
s resplendissants deviennent nos alliés...
Nous n'avons
fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avons fait que fuir,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés...
N
ous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resple
ndissants deviennent nos alliés...
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avon
s fait que fuir,
Et su
r la longue route,
Des chiens resplendissa
nts deviennent nos alliés...
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les angles
,
Nous
n'avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés...
Nous n'avons fait q
ue fuir, nous cogner dans les angles,
Nous n'avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennen
t nos alliés...
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans les an
gles,
Nous n'avons fait que fuir,
Et sur la longue route,
D
es chiens resplendissants deviennent nos alliés...
Nous n'avons fait que fuir, nous cogner dans l
es angles,
Nous n'avons fait
que fuir,
Et sur la longue route,
Des chiens resplendissants deviennent nos alliés...


(Texte de Bertrand CANTAT) Juillet 2002

# Posté le vendredi 29 avril 2005 08:41

Modifié le samedi 26 mai 2007 17:14

l'expérience des limites

l'expérience des limites
CANTAT Bertrand

BLANCHARD Domi
nique-Emmanuel & YSSEV Jean

No
ir désir : l'expérience des limites

192 pages
- 20 Euros

So
us la figure médiatique, embmatique, qui est là ? Entre deux tournées, et au hasard du calendrier, Bertrand Cantat a rencontré Dominique-Emmanuel Blanchard et Jean Yssev, ensemble, et séparément. Aussi, les éclairages sont-ils différents, dans des tonalités diverses, selon les lieux de rencontre et les interlocuteurs. Ici : la politique, Jean-Marie Messier, l'Irak, là : Ferré, «être soi-même, qu'est-ce que c'est ?», la liberté, la passion et l'amour, etc.
Sont passés au
crible les enjeux, les défis de ce groupe qui, depuis vingt ans s'est constit une renommée mondiale sans avoir recours à la télévision et autres médias prescripteurs. Pourquoi ce choix ? Est-il le même encore aujourd'hui ? Comment parvient-on d'un rock hard, somme toute assez sommaire, à L'Europe, ce morceau destructuré, avec Brigitte Fontaine, qui dure 25 minutes et qui «n'est pas un exercice surréaliste sans conviction».
Un
e fois de plus, est évoquée la notion d'exigence : comment nede-t-on pas à la facilité quand tant d'autres y succombent ?
On parle de
musique, certes, mais aussi de poésie, de philosophie, où l'amitié, la fidélité sont au rendez-vous.

Bertra
nd Cantat s'interroge, revient sur ses réponses, interroge les questions qui lui sont posées, et refuse parfois d'y répondre. Cette traversée des apparences se situe loin du questionnement journalistique traditionnel et permet d'approcher, au plus près possible, un Cantat qui cherche, avant tout, à se surprendre lui-même...

Photo de co
uverture: Bertrand Cantat, © Christian Le Vraux
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# Posté le vendredi 29 avril 2005 08:44

Modifié le samedi 26 mai 2007 00:33