Les faits
Dans la nuit du 26 au 27 juillet, une vive altercation entre la comédienne Marie Trintignant et son compagnon Bertrand Cantat dans un hôtel de Vilnius en Lituanie, tourne au drame. Entre passion amoureuse, accès de jalousie et possible absorption d'alcool ou de stupéfiants, ce cocktail détonant mène les protagonistes vers l'irrémédiable. Même si le déroulement des évènements n'est pas encore établi de façon certaine, on sait que le chanteur a frappé la jeune femme et qu'il l'a laissé inanimée, sans soin, une partie de la nuit.
Marie Trintignant a ensuite sombré dans un coma profond. Elle a été transportée au petit matin dans un hôpital de la capitale lituanienne. Elle est décédée suite à un odème cérébral, le 1er août, au lendemain de son rapatriement à Paris.
Bertrand Cantat quant à lui, a été mis rapidement en détention. Lors de sa comparution au tribunal de Vilnius le 31, il a parlé d'un «accident après lutte», d'une «folie», et réfuté le terme de crime. Les médecins légistes qui ont pratiqué l'autopsie du corps de la comédienne ont estimé que «la victime avait subi des violences sur plusieurs points du visage : l'entrée dans le coma et le décès sont consécutifs au traumatisme crânien lié à des coups».
Dans un premier temps, incarcéré sous le chef d'inculpation "coups et blessures", Cantat a ensuite été inculpé de "meurtre". La famille de Marie Trintignant a réclamé que l'affaire soit jugée en France. Cantat dont l'état psychique a pu, pendant un temps, inquiéter les médecins, voudrait d'ailleurs être extradé vers son pays. Chaque jour voit de nouveaux éléments qui rendent de plus en plus complexe l'imbroglio juridique entre les deux pays. On sait pourtant que le parquet lituanien veut que le procès ait lieu sur place. Bertrand Cantat sera, sauf changement, jugé à Vilnius où il reste en détention provisoire jusqu'au 15 octobre.
Il fut condamnés a huit ans de prison ferme et il rentrer en France purgés sa peine.